top of page

Pourquoi est-ce que je soupire souvent ?

4 sept.
4 min de lecture


Il arrive que l’on se surprenne à soupirer plusieurs fois dans la journée. Devant un écran, après une période de concentration, lorsque la fatigue s’installe ou au milieu d’un moment particulièrement chargé.


Le soupir est souvent associé à l’ennui, à l’agacement ou au découragement. Pourtant, il ne traduit pas seulement une émotion.


Soupirer fait aussi partie du fonctionnement normal de notre respiration.


Et lorsqu’il devient plus fréquent, il peut parfois nous donner quelques indications sur notre état du moment : fatigue, tension, respiration devenue plus courte, stress ou simplement besoin de relâchement.


Soupirer est un phénomène naturel


Un soupir correspond à une respiration plus ample que les respirations habituelles.


Nous soupirons tous spontanément, parfois sans même nous en rendre compte. Ces inspirations plus profondes participent au fonctionnement normal de la respiration et permettent notamment de retrouver ponctuellement davantage d’amplitude respiratoire.


Autrement dit, le soupir n’est pas forcément le signe que quelque chose ne va pas.


Il peut simplement faire partie des ajustements naturels de notre respiration.


Pourquoi semble-t-on parfois soupirer davantage ?


Il est intéressant d’observer le contexte dans lequel les soupirs apparaissent.


Lorsque nous sommes très concentrés, préoccupés ou sous pression, notre respiration peut devenir inconsciemment plus courte et plus haute, davantage située dans la partie supérieure du thorax.


Les épaules peuvent se relever légèrement.


La mâchoire se contracte.


Le ventre participe moins librement à la respiration.


Et puis arrive soudain cette grande inspiration suivie d’une expiration : le soupir.


Il peut alors donner la sensation de reprendre de l’air ou de relâcher quelque chose.


Stress et respiration sont étroitement liés


Lorsque nous sommes tendus, notre manière de respirer peut changer sans que nous nous en apercevions.


Nous respirons parfois :


plus rapidement ;

moins profondément ;

davantage avec le haut du thorax ;

avec plus de tensions au niveau des épaules, du cou ou de la mâchoire.


Le soupir peut alors apparaître plus fréquemment.


Cela ne signifie pas que chaque soupir est provoqué par le stress. Mais lorsqu’ils se multiplient pendant certaines périodes, observer son niveau de tension et sa façon de respirer peut être intéressant.


La fatigue peut également jouer


Une journée longue, plusieurs heures devant un ordinateur, un manque de sommeil ou une forte charge mentale peuvent également modifier notre posture et notre respiration.


Nous avons tendance à nous affaisser davantage, à moins bouger et à respirer de façon plus superficielle.


Le corps peut alors rechercher spontanément une respiration plus ample.


C’est pourquoi certaines personnes remarquent qu’elles soupirent davantage en fin de journée ou lorsqu’elles commencent à être fatiguées.


Le moment où vous soupirez peut donner un indice


Plutôt que d’essayer immédiatement de corriger votre respiration, commencez simplement par observer.


Vous arrive-t-il de soupirer davantage :


après plusieurs heures devant un écran ?


pendant une période de forte concentration ?


lorsque vous vous sentez sous pression ?


en fin de journée ?


quand vos épaules ou votre mâchoire sont particulièrement tendues ?


La répétition de certaines situations permet parfois de mieux comprendre ce que le corps exprime.


C’est tout l’esprit de la série Ce que le corps nous dit : apprendre à observer avant de vouloir systématiquement corriger.


Que faire lorsque l’on se sent tendu et que l’on soupire beaucoup ?


Il n’est généralement pas nécessaire d’empêcher les soupirs.


On peut plutôt profiter de ce moment pour vérifier ce qui se passe dans le corps.


Quelques gestes simples peuvent aider :


Relâcher volontairement les épaules.


Desserrer la mâchoire.


Changer de position si l’on est assis depuis longtemps.


Se lever et marcher quelques minutes.


Laisser le ventre se détendre.


Respirer tranquillement sans chercher à prendre des inspirations exagérément profondes.


Et surtout, ralentir un peu l’expiration.


Parfois, le corps n’a pas besoin que l’on fasse davantage. Il a simplement besoin d’un peu moins de tension.


Et si j’ai l’impression de ne jamais pouvoir prendre assez d’air ?


Il existe une différence entre soupirer occasionnellement et avoir constamment l’impression de devoir prendre de grandes inspirations pour obtenir suffisamment d’air.


Dans certaines situations de stress ou d’anxiété, la respiration peut devenir très surveillée : on cherche alors régulièrement à « réussir » une grande respiration.


Plus on se concentre sur sa respiration, plus la sensation peut devenir présente.


Dans ce cas, multiplier volontairement les grandes inspirations n’est pas forcément la meilleure réponse. Il peut être plus agréable de laisser la respiration retrouver progressivement son rythme naturel, en détendant le corps et en allongeant doucement l’expiration.


Quand faut-il demander un avis médical ?


Des soupirs fréquents sont très souvent sans gravité.


En revanche, ils ne doivent pas conduire à attribuer automatiquement une gêne respiratoire au stress ou à la fatigue.


Il est préférable de demander un avis médical lorsque les soupirs s’accompagnent notamment :


d'un essoufflement inhabituel ;

d'une sensation d'oppression ;

d'une douleur thoracique ;

d'une difficulté réelle à respirer ;

de palpitations inhabituelles ;

de malaises ;

ou lorsqu'un changement de respiration apparaît brutalement ou persiste sans explication.


Une difficulté respiratoire importante ou une douleur thoracique brutale justifie une prise en charge médicale rapide.


À retenir


Soupirer est normal.


Et soupirer davantage ne signifie pas nécessairement que quelque chose ne va pas.


Fatigue, concentration, stress, posture ou respiration devenue momentanément plus courte peuvent contribuer à rendre les soupirs plus présents.


L'intérêt n'est donc pas de lutter contre eux, mais d'observer :


Quand est-ce que je soupire ?


Comment suis-je en train de respirer ?


Est-ce que mes épaules sont crispées ?


Est-ce que ma mâchoire est serrée ?


Est-ce que je suis simplement fatigué(e) ?


Parce qu'avant de chercher à faire taire un signal, il peut être utile de comprendre dans quel contexte il apparaît.


Ce que le corps nous dit


Chez Saisons Intérieures, nous aimons considérer le corps non comme quelque chose qu'il faudrait constamment corriger, mais comme quelque chose que l'on peut apprendre à observer.


Une respiration différente, une mâchoire qui se serre, des épaules qui montent, une sensation de gonflement ou un soupir qui revient souvent sont parfois de petits indices.


Pas des diagnostics.


Simplement des invitations à être davantage attentif à ce qui se passe en nous.


Écouter son corps, sans tout interpréter.


Observer avant de vouloir corriger.



Saisons Intérieures – Le soin du temps, La Rochelle.

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page